dimanche 11 avril 2010

Album de Florentine par Miyuki TANOBE 1




Elle demanda un coca-cola, un hot-dog... (1983) - Miyuki TANOBE


En 1983, son illustration de «Bonheur d'occasion» lui mérite ce commentaire de Gabrielle Roy: «qu'elle est émouvante cette rencontre du lointain Japon avec notre grouillant et familier Saint-Henri.»

vendredi 9 avril 2010

Comme elle aime les siens..ses personnages



J'ai beaucoup écrit dans ma vie, de tous les genres, dans toutes les géographies, concernant toutes les sortes d'êtres, grands ou faibles, puissants ou abjects, et à travers toutes ces années, dans toute cette écriture, et aujourd'hui plus que jamais, j'aurais voulu, je voudrais encore, et toujours j'aurai voulu, savoir écrire comme Gabrielle Roy, et savoir aimer mes personnages comme elle aime les siens, et comme elle les comprend.
Yves Thériault

Sources des images :

1. http://filmsquebec.over-blog.com
2. http://www.lucypino.com/files/gimgs/

mardi 6 avril 2010

Dévisager Gabrielle

Selon ce que l'on sait, Gabrielle Roy n'aimait absolument pas être "posé" comme dirait mes aïeux. elle avait cet acte en sainte horreur - une autre expresion ancestrale - . L'ancêtre de la photographie, la peinture de portrait, y trouva son lot, un jour grâce à son ami Jean-paul Lemieux.

Autrement, elle consentie à donner son visage à la caméra, que très peu de fois. En se disant peut-être, qu'elle le devait, ce ne serait-ce, qu'à son lectorat.


Elle répétait qu'elle se représentait par sa plume, exclusivement, et entièrement.

Étant complètement dévoué à son art, tout le reste était vain.


Était-elle, tout de même, pudique, névrosée, sauvage, snob ?
Elle n'était qu'une servante du verbe, comme un religieuse à son autre propre verbe.


La Gabrielle poseuse ( pour Jean-Paul Lemieux )



La Gabrielle estudiantine







La Gabrielle brunante


La Gabrielle revisitée


La Gabrielle romantique

La Gabrielle espiègle



La Gabrielle oficielle



La Gabrielle évasive

La Gabrielle maîtresse d'école

dimanche 4 avril 2010

C'est Annette St-Pierre qui doit jubiler


WINNIPEG, MANITOBA--(Marketwire - 22 juillet 2009) -


L'honorable Jim Prentice, ministre canadien de l'Environnement et ministre responsable de Parcs Canada, a souligné aujourd'hui l'importance historique nationale de Gabrielle Roy et de la Maison Gabrielle-Roy, qu'il a désigné personnage et lieu d'importance historique national du Canada, à la suite d'une recommandation de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada."


La reconnaissance de l'importance historique de Gabrielle Roy et de la Maison Gabrielle-Roy est un hommage durable à l'auteur et à son héritage littéraire extraordinaire, a déclaré le ministre Prentice. Cette commémoration concrétise le désir des Canadiens de protéger et de préserver les trésors patrimoniaux que possède notre grand pays dont pourront profiter les générations actuelles et futures et qu'elles pourront apprécier."

(...)
Cette double désignation consacre les efforts de centaines de personnes qui, depuis des années, travaillent à la restauration de la Maison et à son rayonnement. C'est tout le Manitoba francophone qui se réjouit de ces honneurs bien mérités."Parcs Canada a pour mandat de veiller à ce que le patrimoine culturel et naturel du Canada soit mis en valeur et protégé dans l'intérêt du peuple canadien, tant pour son agrément que pour l'enrichissement de ses connaissances.

jeudi 1 avril 2010

Des poulettes et des coqs à l'école





Élodie Grenier et Jessie Jolibois attendent les visiteurs à la maison d'école de rang Cinq Chicots de Saint-Christophe d'Arthabaska.

L'exposition estivale, présentée à la maison d'école de rang Cinq Chicots de Saint-Christophe d'Arthabaska s'intitule «La poulette grise».
L'Association des amis du patrimoine, qui orchestre l'exposition, a choisi ce thème cette année parce que le coq est le symbole le plus fréquent du paysage traditionnel. On retrouve donc au sous-sol de l'école de rang, une multitude d'objets, reliés à la poule, au coq ou encore à l'aviculture. «Il y a très peu de choses sur l'aviculture dans la région», explique d'entrée de jeu le président de l'association, Pierre Carisse. Il a en effet fallu faire plusieurs démarches, souvent infructueuses, afin d'obtenir l'étalage d'objets présenté.

L'exposition est agréable à visiter et on peut y apprendre beaucoup de choses intéressantes sur les coqs et les poules. Entre autres, on peut découvrir différents instruments de mesure utilisés pour les œufs, qu'il s'agisse d'un outil pour déterminer l'épaisseur de la coquille, un guide pour la couleur du jaune ou une balance pour voir dans quelle catégorie l'œuf sera placé. Une place est aussi réservée pour la poule Chantecler, une espèce québécoise de plus en plus rare. On retrouve aussi une réplique de poulailler, avec tout le nécessaire ainsi qu'un coin jouet avec différents petits objets en forme de poule ou de coq pour amuser les enfants. Les visiteurs peuvent même visionner un film de l'ONF, de Michel Brault, qui explique comment fabriquer une girouette coq, symbole par excellence.

Bien entendu, un coin cuisine a été aménagé avec les batteurs à œufs et autres objets usuels ornés des vedettes de l'exposition. Des proverbes, véritables ou faux (comme «qui vole un œuf n'a sûrement de poule») ainsi que des fables de Lafontaine, ayant rapport avec les volailles sont aussi proposés. La littérature québécoise fait aussi mention, à quelques reprises, des volatiles. C'est le cas de Ti-Coq de Gratien Gélinas ou de «La petite poule d'eau» de Gabrielle Roy. «Ça n'a pas été facile de trouver une façon de présenter le thème», ajoute M. Carisse. Mais le résultat est encore une fois très impressionnant.

Et en plus, les visiteurs peuvent profiter de leur présence afin de découvrir, au rez-de-chaussée, l'école de rang et ses caractéristiques. Il ne reste presque plus de ce genre de bâtiment au Québec, alors c'est une occasion de voir comment fonctionnait véritablement les écoles de rang de l'époque. Il s'agit d'une belle sortie qu'on peut réaliser, beau temps mauvais temps.

mercredi 31 mars 2010

Et si cette femme pouvait parler...



Gabrielle Roy renaît, le temps d'un tournage dans sa maison natale de la Rue Deschambault dans le quartier Saint-Boniface de Winnipeg. Du 24 au 26 août dernier ( 2008 ), pour redonner vie à l’écrivaine et à certains de ses personnages, on y tournait le documentaire "Et si cette femme pouvait parler, hommage à Gabrielle Roy" , qui s'orientera particulièrement sur les nombreux personnages féminins créés par l’auteure, tout en relatant sa vie à elle. « La question des femmes est sous-jacente à toute l’œuvre de Gabrielle Roy", évoque le producteur Marcel Collet. "Même si elle ne se disait pas féministe, elle sentait l’emprisonnement et le besoin de libération des femmes de son époque. »


Filmé selon la perspective de Christine, le personnage autobiographique du roman Rue Deschambault,sera incarné par la jeune comédienne franco-manitobaine, Félixe Sturk-Lussier.
« Cachée dans son grenier, la petite Christine apercevra une dame moderne assise devant un ordinateur, sur lequel défilent des gens qui parlent de Gabrielle Roy et surtout de la question des femmes dans son œuvre, explique Marcel Collet. La fillette apercevra donc son avenir. »


Ce documentaire fera aussi renaître la serveuse de Bonheur d’occasion, Florentine Lacasse, sous les traits de la Franco-Manitobaine, Annick Brémault. Quant à Gabrielle Roy, elle sera interprétée par l’actrice québécoise, Sophie Clément, La Maison Gabrielle Roy, Musée à la mémoire de Roy, a accepté de fermer ses portes pour trois jours, afin de permettre le tournage du documentaire. Il sera diffusé sur les ondes de Radio-Canada en 2009, possiblement le jour du 100e anniversaire de naissance de Gabrielle Roy, le 22 mars.

Source : La liberté, Vol.95, n.20. Édition du 27 août au 2 septembre 2008

dimanche 28 mars 2010

Les étés qui chantaient. Gabrielle Roy à Petite-Rivière-Saint-François (1950-1983)


La romancière Gabrielle Roy a résidé plus de 25 étés à Petite-Rivière-Saint-François. Ce village charlevoisien occupe donc une place de choix dans la vie de la célèbre écrivaine d’origine manitobaine.
Une partie importante de l’oeuvre littéraire de Gabrielle Roy a été écrite dans Charlevoix, plus précisément dans la localité de Petite-Rivière-Saint-François où la célèbre auteure possède un petit chalet qu’elle occupe pendant plus de 25 étés.
Gabrielle Roy connaît Charlevoix depuis le milieu des années 1940, alors que journaliste elle se rend dans cette région afin de produire des reportages. Au début des années 1950, en compagnie de son époux le docteur Marcel Carbotte, Gabrielle Roy se lie d’amitié avec des artistes comme Jean-Paul Lemieux et René Richard résidents de Charlevoix ou encore avec Madeleine Chassé et Madeleine Bergeron (les deux Madeleine comme Gabrielle Roy les désigne) aussi très attachées au milieu Charlevoisien.
Elle habite alors à Québec et elle choisit de séjourner l’été dans Charlevoix. Gabrielle Roy effectue d’abord des séjours dans des hôtels de la région: le Belle- Plage à Baie-Saint-Paul, la pension des soeurs Bouchard à Port au Persil. Puis, vers 1954, ayant découvert le site grâce à aux artistes Jean Palardy et Jori Smith qui y habitaient, Gabrielle Roy se fait construire un chalet à Petite-Rivière-Saint-François.

Le chalet de Gabrielle Roy à Petite-Rivière-Saint-François est très modeste. Une petite cuisine, un chambre où se trouve un lit simple et, à l’extérieur, la vue imprenable sur le fleuve avec une balançoire où Gabrielle Roy s’assoit afin de contempler l’impressionnante nature qui l’environne. Les séjours de Gabrielle Roy à Petite-Rivière-Saint-François sont des temps forts pour l’écriture. À partir de 1955, la majeure partie de l’oeuvre de Gabrielle Roy est rédigée à Petite-Rivière-Saint-François.
Les étés de Gabrielle Roy à Petite-Rivière-Saint-François sont aussi sous le signe de la belle amitié que l’auteure noue avec Berthe Simard, une de ses voisines. Berthe Simard se préoccupe beaucoup de son amie Gabrielle et lorsque celle-ci écrit trop longuement, celle-ci lui apporte de la nourriture et un peu de délassement. Berthe Simard et Gabrielle Roy font ainsi de pittoresques promenades sur le chemin de fer côtoyant Petite-Rivière-Saint-François et comme l’écrit la romancière: “ Nulle part au monde je n’ai connu chemin de fer plus tranquille ”.
Cette marche quotidienne sur la voir ferrée avec Berthe Simard est l’une des activités préférées de Gabrielle Roy avec sa participation à l’étonnante messe aux alouettes célébrée dans la petite chapelle d’un prêtre originaire du secteur. Gabrielle Roy raconte ses séjours à Petite-Rivière-Saint-François dans un magnifique recueil littéraire intitulé Cet été qui chantait.
Mais, le travail littéraire incessant de Gabrielle Roy n’est pas sans affecter progressivement la santé de la grande romancière. Au début de l’année 1983, faible et malade, elle souhaite quand même se rendre à Petite-Rivière-Saint-François pour l’été. Selon Berthe Simard, Gabrielle Roy déclare même: “ je veux mourir ici à Petite-Rivière... ”. Elle se rend quand même à Petite-Rivière en juillet 1983. Elle y demeure peu de temps avant d’être transportée d’urgence à Québec où elle meurt à l’âge de 74 ans.
Depuis ce temps, le souvenir de Gabrielle Roy est constamment associé à Petite-Rivière-Saint-François. Son chalet est même devenu une résidence pour des écrivains.