mercredi 24 mars 2010
dimanche 21 mars 2010
Cet être devait être bien angoissé pour dire ceci
vendredi 19 mars 2010
Gabrielle Roy sur nos 20 dollars

« Nous connaîtrions-nous seulement un peu nous-mêmes, sans les arts? »
Cette citation se retrouve depuis 2004, sur toute coupure canadienne de vingt dollars. Elle provient du roman de Gabrielle Roy intitulé La montagne secrète, paru en 1961. Sa traduction en anglais par Harry L. Binsse, The Hidden Mountain, a été publiée en 1962.
Meme si elle n'est que malheureusement visible qu'avec une loupe, elle est bien la. C'est incroyable. Quelle fierté. Je viens juste de l'apprendre. Alors, je répands la nouvelle.
Je vais me procurer un billet tout neuf et le garder précieusement en souvenir.
mardi 16 mars 2010
La détresse et l'enchantement selon Marie-Thérèse
En effet, il fallait beaucoup aimer l'oeuvre de Gabrielle Roy pour demander une bourse et adapter, pour la scène, et toute seule, La détresse et l'enchantement. Ramener 500 pages de mémoires à une trentaine, sans dénaturer le propos et le style. Ce que Marie-Thérèse Fortin a fait, au début des années 90, quand elle a présenté son premier «montage» au Carrefour international de théâtre. «Après ça, je suis entrée à la direction du théâtre du Trident, j'ai eu des enfants et le projet est resté dans mes malles.»
Sauf que quelques proches avaient entendu parler de ce travail, et c'est tout naturellement qu'on lui a demandé de participer au 15e Festival international de la littérature, qui souligne le 100e anniversaire de Gabrielle Roy. «Je ne pouvais pas dire non et je voulais bien sûr replonger là-dedans, mais pas toute seule!»
Marie-Thérèse Fortin a donc demandé l'aide de son ami et collègue, Olivier Kemeid, avec qui elle avait déjà travaillé sur Cocteau. Ensemble, ils ont monté cette lecture qui ne sera présentée qu'un soir (lundi), à la Cinquième salle de la Place des Arts. Pourquoi autant de travail pour un soir seulement? «Parce qu'on est fous, on ne vous l'avait pas dit?» lance la comédienne. Mais il n'est pas dit que, selon la réponse du public, cette lecture vive plus longtemps que prévu...
Le texte en vedette
Discussion à trois sur Gabrielle Roy. Kemeid, comme Fortin, l'ont découverte dans ces lectures scolaires obligatoires qui créent souvent l'inverse du coup de foudre. Mais disons qu'une petite graine est plantée. Des années plus tard, c'est l'éblouissement en lisant La détresse et l'enchantement pour Marie-Thérèse Fortin; Kemeid, lui, accroche à Bonheur d'occasion. «Ce n'est pas une lecture de jeunesse, croit-il. Il faut de la maturité pour entrer dans cette écriture.» «Quand j'ai relu mon premier découpage, je me rends compte que ce ne sont plus les mêmes choses qui me touchent aujourd'hui», constate Marie-Thérèse Fortin.
Ensemble, ils proposent LEUR Gabrielle Roy, comme ils le disent affectueusement. «La vedette, dans ce spectacle, c'est la littérature, c'est ce livre, La détresse et l'enchantement, un titre magnifique où l'on revient tout le temps», explique Olivier Kemeid, en soulignant que le choix des extraits a été fait par intuition - du texte, de la scène, intimement liés. «D'ailleurs, Gabrielle Roy voulait au départ être comédienne, et ça se sent dans son écriture», note Marie-Thérèse Fortin. «Beaucoup de moments sont des scènes de théâtre ou de cinéma», renchérit Kemeid.
Le but de ce spectacle, pas si évident que cela, est de ne pas décevoir ceux qui ont lu La détresse et l'enchantement, tout en donnant l'impression à ceux qui ne l'ont pas lu qu'ils en comprendront l'essentiel. Les deux artistes sont fascinés par l'affection profonde et durable qu'ont les lecteurs pour ce livre, ces mémoires de l'écrivain publiés à titre posthume. «Beaucoup de gens m'ont dit: c'est l'histoire de ma grand-mère, de ma mère, c'est mon histoire», raconte Kemeid. «Moi, ce qui me bouleverse, c'est comment elle a dépassé sa condition, confie Marie-Thérèse Fortin. Comment elle est allée au bout de son désir, avec les sacrifices que cela demandait. Ce n'est pas juste une oeuvre d'écriture, il y a une voix très intime et franche là-dedans. Ça touche à l'identité.»
Il y a certainement quelque chose de très intime qui a poussé la comédienne à incarner les mots de Gabrielle Roy sur scène. D'ailleurs, on lui dit souvent qu'elle a une ressemblance physique avec l'écrivain...
La détresse et l'enchantement, lecture de Marie-Thérèse Fortin, mise en scène d'Olivier Kemeid. Lundi, 19h30, à la Cinquième salle de la Place des Arts.
GABRIELLE ROY AU FIL
Pour le centenaire de naissance de Gabrielle Roy (1909-1983), plusieurs activités sont consacrées à l'écrivain pendant le Festival international de la littérature. D'abord, ces Midis littéraires où de grandes comédiennes liront des extraits des romans de l'écrivain: Rue Deschambault par Monique Spaziani, Ces enfants de ma vie par Françoise Faucher, Cet été qui chantait par Sylvie Drapeau, Le temps qui m'a manqué par Sophie Faucher et Bonheur d'occasion par Mireille Deyglun, celle-là même qui a incarné Florentine dans l'adaptation cinéma. (De lundi à vendredi, entre 12h10 et 12h50 aux Jeunesses musicales du Canada) Aussi, en marge du FIL, à la maison de la culture Marie-Uguay, une exposition sur La petite poule d'eau, une rencontre avec son biographe François Ricard (le 26 septembre) et une projection inédite du film Bonheur d'occasion en présence du réalisateur Claude Fournier et de la comédienne Mireille Deyglun (dimanche le 27 septembre, à 14h).
dimanche 14 mars 2010
jeudi 11 mars 2010
Sa maison, ma maison..
J'ai 48 ans, maintenant. C'est pas d'hier, loin de là. Mais j'ai toujours cette maison en moi, dans mes viscères. Et dans la niche de mon âme. Dans la mémoire du bonheur, surtout.
Car au-delà du temps..des souvenirs du temps de cette maison. Il y a en moi comme une nostalgie de reconnaissance pour ce lieu. C'est fou, je le sais...
J'en parlais avec mon amie Louise, pendant le trajet Montréal-Jonquière, fin août.
Avec elle, je tentais de comprendre ma fascination presque maladive pour cette maison de ma petite enfance.
Et je pensai à Gabrielle Roy et à Michel Tremblay,notamment, qui sont demeurés très attachés à la "demeure" qui a vu naître leur enfance, leur adolescence. Et leur oeuvre aussi, surtout.
Quand on commençe quelque part, on en reste imprégné. De la terre dans la bouche, comme pourrait le dire le poète.
Cette nostalgie du nid primaire, primal, a quelque chose de presque intra-utérin.
Du confort.De la légèreté. De la sécurité. De la proximité. De l'amour sur-protégé.
En jasant avec Louise, je me suis à penser à quelque chose.
J'ai eu une comme une révélation.
Je crois avoir enfin compris pourquoi cette maison me tenait tant à coeur.
Cela avait à voir avec mon adoption,
C'est un peu, mon adoptée de Coralie à quatre pattes, ma chienne-fille de trois ans qui m'a amené ce filon de réponse.
Je dis souvent, que ma maison est un refuge heureux pour adopté(e) s. En me compatnt, on est quatre en tout à avoir reçu la grâce d'un foyer d'accueil.
Je ne vous cacherai pas que je parle de mes animaux domestiques. J'ai toujours adopté les animaux que j'ai eu, à une exception près.
Comme pour donner au suivant, j'imagine.
Logiquement , il m'a toujours paru absurde d'aller acheter un animal quand les refuges pour animaux abandonnés débordent et que l'euthanasie veille.
Et entre orphelins, de tout acabit, on est solidaires.
Si je pouvais avoir un grand refuge pour petites bêtes esseulées, je l'aurais.
J'aime l'entourage des bêtes..de plus en plus.
Et de moins en moins celle des humains.
Mais cela, est d'un autre propos.
Mes parents adoptifs habitaient cette maison quand ils sont venu me "cueuillir" à l'Orphelinat de Chicoutimi. Je passai donc d'une institution à un foyer, disons, plus douillet, plus personnalisé.
J'étais comme un Moïse, comme un "sauvé" des eaux....du vide..du no where, de l'inprobable, et d'une sorte de mort...affective.
Du mal-être au bien-être.
C'est pas une vie pour un enfant.. une institution.
Et tu sens que tu n'es lié à personne. tu le sais. tu le sens.
Comme les animaux.
Et quand tu les sors de là..bien, Comme Coralie, et les autres Virgile, Claudius,Corentin, Gulliver, Daphnée, Marius, Gabrielle de ce monde; ils t'en sont reconnaissants, à la vie et à la mort.
C'est ce que j'ai compris de cette maison de la rue Vaudreuil d'Arvida.
Qu'elle représentait cette émotion de la reconnaissance.
Cette émotion d'enfant rescapé et en sécurité, enfin, après 13 mois d'attente.
Cette nuit de novembre 1962, l'enfant a dû faire la première bonne nuit de toute sa petite existence.
Il venait de retouver le ventre d'une mère..
et celui-là, je l'ai habité, jusqu'à la mort de ma mère adoptive, en 1994.
Et je l'habite encore.
Il pouvait bien rêver de n'importe quoi. Puisque le rêve des rêves était en train de se vivre.
Avec ce nouveau papa et cette nouvelle maman qui dormait, juste à côté.
Gabrielle Roy retrouvée 1
Je voulais d'abord me rendre à la maison de la Rue Deschambault, la voir, la visiter et explorer le quartier.
Ce que j'ai fait, de belle et longue façon.
Mais, après quelques jours, j'ambitionnai de me rendre plus loin,sur le territoire Manitobain , pour fouler ses sols et voir les lieux jadis habités et explorés par cette chère Gabrielle. Je me suis alors concocté mon propre circuit, en prenant des informations ici et là. Car à cette époque, pas très lointaine, aucun circuit officiel, touristqie n'existait. C'était un projet dans en développement à la Maison Gabrielle Roy. Et celui dont il est question ici, l'article ne le dit pas, est peut-être celui-là.
À même cet article, j'ai inséré des images prises lors de ce voyage, aux endroits mentionnées, et évoquées.
Partir à la découverte de Gabrielle Roy à travers l’une de ses régions préférées, c’est l’invitation que lance Mariette Kirouac.

Pour célébrer le 100e anniversaire de l’écrivaine franco-manitobaine Gabrielle Roy, l’agente du Réseau communautaire pour la région Est, Mariette Kirouac, a eu l’idée d’organiser une tournée animée sur les traces de Gabrielle Roy.
« Nous partons en tournée animée et racontée dans la région de la Montagne, car Gabrielle Roy aimait beaucoup y aller, précise Mariette Kirouac. C’est là-bas que vivait la famille Landry, du côté de sa mère. »
Dès le trajet aller, l’ambiance sera posée. Des chants et des jeux questionnaires sur Gabrielle Roy sont prévus. Direction Somerset, pour visiter le Musée Gabrielle-Roy.
« En préparant la tournée, nous avons découvert que Gabrielle Roy a encore de la parenté à Somerset, signale Mariette Kirouac. Nous aurons donc avec nous pour le dîner le fils de Zénon, qui a construit la maison du 375, rue Deschambault. »
Un dîner d’antan est aussi au programme, « avec du pain fait maison par la cousine de Gabrielle Roy », révèle Mariette Kirouac.
C’est ensuite parti pour une tournée sur les traces de la famille de Gabrielle Roy. « On va d’abord aller là où se trouvait la ferme des grands-parents de Gabrielle Roy, Élie et Émilie Landry, au nord-ouest de Saint-Léon, annonce Mariette Kirouac.
« On prendra au passage sa grand-mère, jouée par Anita Poiron, poursuit-elle. Elle va nous parler de la ferme et de son arrivée dans la région de la Montagne avec son mari et ses enfants, en juin 1881. »
Ce sera ensuite au tour de la mère de Gabrielle Roy, Mélina Landry, jouée par Lucille Gaudet, de rejoindre le groupe.
« On va la chercher là où se trouvait la ferme de son frère et oncle de Gabrielle, Excide Landry, précise Mariette Kirouac. Elle va nous raconter son arrivée au Manitoba quand elle avait 14 ans, et sa rencontre avec le père de Gabrielle, Léon, qui vivait déjà dans la région de la Montagne. »
La ferme d’Excide Landry a une importance spéciale pour Gabrielle Roy, car elle y a vécu lorsqu’elle était enseignante à Cardinal.
Restera ensuite à aller chercher Gabrielle, jouée par Lucille Labossière-Bessette. Elle attendra le groupe à Cardinal, dans le village où elle enseignait.
Ces images proviennent de Cardinal, même. Qui n'est plus grand chose, de nos jours. Un tout petit agglomérat, minuscule. Un village moribond, presque mort. Il ne subsiste pratiquement rien. L'école, la maison ou Gabrielle vivait, etc.. Une petite chapelle souvenir nous rappelle la présence de l'écrivain en ces lieux.
Cette dame a connue Gabrielle Roy alors qu'elle était très jeune.
« Gabrielle Roy nous parlera de son amour pour la région de la Montagne, comment elle aimait y jouer quand elle était petite, dit Mariette Kirouac. Elle évoquera aussi sa vie d’enseignante. »
La tournée racontée finira sur la route d’Altamont, qui a inspiré un livre à Gabrielle Roy. La dernière étape du voyage sera l’école Théobald, à Saint-Léon.
« On va profiter de l’occasion pour s’arrêter au Centre d’interprétation de la salamandre et des éoliennes, car c’est très impressionnant d’en être entourés toute la journée », ajoute Mariette Kirouac.
Elle conclut que « cette tournée est non pas animée par des acteurs professionnels, mais bien par des gens de la région, qui ont la passion de Gabrielle Roy. Ils n’ont pas appris l’histoire par cœur, ils l’ont déjà dans le cœur. Ça fait une différence ».



